« Oh la belle bleue » « Des cœurs ! » : vous avez certainement déjà prononcé ou entendu ces phrases si vous êtes allés à des feux d’artifice. Artificier : un métier haut en couleur mais dangereux !

Le métier

Le métier consiste à concevoir, réaliser et tirer des feux d’artifice et autres spectacles pyrotechniques à l’occasion de fêtes ou autres manifestations. L’objectif est d’élaborer un spectacle adapté à l’évènement mais aussi au terrain où se produit la manifestation (distances de sécurité, réglementations légales pour le public…). Au final, le pyrotechnicien est un véritable magicien !

  • Conceptualiser un feu d’artifice : le résultat est issu d’une longue réflexion entre le rendu visuel, les possibilités techniques existantes mais aussi le budget accordé à la manifestation. En fonction du feu d’artifice souhaité, le pyrotechnicien peut être amené à travailler avec une troupe de théâtre, des danseurs, des compositeurs… Le pyrotechnicien est à la fois un artiste à l’imagination débordante et un technicien de haut niveau !
  • Connaître la législation du pays de la manifestation : il ne faut pas oublier que le pyrotechnicien manipule des produits explosifs ! Il se doit donc de respecter les normes de sécurité au niveau du transport de marchandises mais aussi pour le public venu passé un moment exceptionnel.

Qualités requises

Ce métier nécessite :

  • Concentration et sens du détail : l’artificier est en charge de la sécurité du public mais aussi du bon déroulement du feu. Pas question qu’une fusée ne parte pas à cause d’un branchement mal effectué : la beauté du spectacle en dépend.
  • Résistance au stress : entre les conditions météorologiques, les spectateurs qui attendent, le transport des marchandises à assurer, la dangerosité des produits… il faut savoir gérer tout cela dans le calme et sereinement.
  • Bonne condition physique : il vous faudra transporter et déposer le matériel et certains feux d’artifice en nécessitent beaucoup. (imaginez pour celui de la tour Eiffel !)
  • Créativité : le spectacle doit émerveiller et satisfaire le maximum de public.
  • Ponctualité : pas question de gâcher la joie des spectateurs avec un retard dans le démarrage du spectacle.

Etudes – formations

Il n’existe pas de cursus scolaire spécifique au métier d’artificier.
Le certificat de qualification de tirs d’artifice, appelé C4-T2 (anciennement K4), délivré par la préfecture, est obligatoire pour pratiquer le métier d’artificier de divertissement. Le certificat est à renouveler tous les 5 ans.
Les sessions de formation ne sont qu’accessibles que si le candidat a participé à 2 feux sous la tutelle d’un artificier qualifié. Un certificat médical sera demandé pour vérifier l’aptitude psychologique du candidat.

 

Au programme

  • Connaissance des feux d’artifice, des produits et des différents accessoires,
  • Conditions de mises en œuvre,
  • Réglementation de sécurité,
  • Préparation et organisation du terrain,
  • Tir(s) en conditions réelles de spectacle.

Le jury est composé de professionnels, de gendarmes, de pompiers, de représentants du ministère de l’intérieur, de maires…

Rémunération

Sur ce sujet, les chiffres sont peu connus et assez disparates. Les artificiers sont rémunérés à la journée, au spectacle ou à la prestation.
En moyenne, un artificier gagne entre 100 euros et 200 euros bruts par jour.
Mais il faut savoir qu’être artificier est souvent considéré comme un métier d’appoint. En effet, il n’existe qu’une dizaine d’artificiers en France qui vivent de ce métier à temps plein… Il s’agit avant tout d’une passion !

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