À la fois généraliste, chirurgien, anesthésiste, radiologue, dentiste, nutritionniste… le vétérinaire est le médecin tout en 1 des animaux ! Mais son rôle ne se limite pas au soin : découvrez donc toutes les facettes de ce métier.

Le métier

Il y a plus d’une façon d’exercer le métier de vétérinaire :

  • En libéral : pratique la plus connue ! Le vétérinaire s’occupe selon son domaine de prédilection de la santé :
    – des animaux de compagnie (chiens, chats, oiseaux, rongeurs…) en cabinet ou en clinique vétérinaire.
    – des animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins, volailles…) dans le milieu agricole en sillonnant les routes.
    – des chevaux, ânes, mulets… Il évolue dans le domaine particulier du cheval de sport qui est considéré comme un athlète de haut niveau.
  • Dans la fonction publique : en tant qu’inspecteur de la santé publique vétérinaire, sa mission principale est de contrôler et protéger la santé des animaux, des consommateurs, de veiller à la sécurité sanitaire des aliments et au respect des lois et règlements. Il peut être amené à organiser des cellules de crise et des plans d’alerte en cas de besoin, comme par exemple pour la grippe aviaire.
  • En laboratoire d’analyses : il réalise des analyses bactériologiques, parasitologiques, virologiques pour les éleveurs, à la demande de l’administration vétérinaire ou encore des industries agro-alimentaires.
  • Dans l’industrie agro-alimentaire ou pharmaceutique : il participe à la mise au point, à la production et à la commercialisation de médicaments et d’aliments pour animaux ou de produits agroalimentaires.

À noter : comme le domaine vétérinaire est très vaste, d’autres spécialisations sont moins connues : vétérinaire pompier, dans l’armée, enseignant-chercheur, de zoo…

Qualités requises

Ce métier nécessite :

  • Sens de la communication et pédagogie : pour expliquer le mode d’administration des médicaments, les soins à réaliser ou rassurer les propriétaires d’animaux.
  • Résistance physique et sang froid : pour immobiliser des animaux lourds et/ ou volumineux et/ou dangereux…
  • Disponibilité : pour intervenir en cas d’urgence, se déplacer chez les clients, réaliser des gardes…
  • Rigueur et précision : pour les interventions chirurgicales, les manipulations en laboratoire, pour faire respecter les règles d’hygiène, les règlements…
  • Observation : pour établir le bon diagnostic car les animaux ne parlent pas !

Études – Formations

Après le bac S (de préférence), il faut compter 7 années d’études divisées en 3 étapes :

  • Étape 1 : préparation au concours via une classe prépa BCPST-VETO (Biologie, Chimie, Physique, Sciences de la terre), ou une classe prépa TB (Technologie – Biologie), ou une L2 biologie ou un BTSA/ BTS. Attention les places au concours sont très limitées !
  • Étape 2 : après réussite au concours, 4 années en école de vétérinaire pour obtenir le Diplôme d’Etudes Fondamentales Vétérinaires.
  • Étape 3 : une année d’approfondissement pour obtenir le diplôme de docteur vétérinaire.

À noter : il est possible de se spécialiser en réalisant un Certificat d’Etudes Approfondies (1 an) ou un Diplôme d’Études Spécialisées Vétérinaires (3 ans).

Rémunération

En libéral, les revenus varient selon le type de clientèle, la taille et le niveau d’équipement du cabinet, les honoraires pratiqués… En moyenne, le revenu brut d’un vétérinaire débutant est de 2000 à 2500 euros bruts par mois et 4500-5000 euros bruts par mois après quelques années d’exercice.

Dans la fonction publique, son salaire dépend de son grade et de son échelon. En général, un vétérinaire fonctionnaire gagne entre 1700 euros (débutant) et 2900 euros bruts par mois.

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