Amateur de sensations fortes et féru des grands espaces ? Être guide de haute montagne c’est faire découvrir la montagne au travers d’activités diverses et variées (promenades, canyoning, snowboard, raquettes…)

Le métier

Le métier de guide de haute montagne ne se résume plus aujourd’hui à emmener un groupe en excursion. Il peut enseigner diverses techniques allant de l’alpinisme au ski hors piste.

  • Conduite et accompagnement de personnes dans des excursions : le guide veille à la sécurité de ses clients en les conduisant sur des voies d’accès. Il peut aussi encadrer des randonnées à pied en moyenne montagne mais aussi à ski, à VTT, pour des activités de canyoning, d’escalade, de via ferrata.
  • Enseignement de techniques relatives à l’alpinisme, au ski hors-piste, canyoning,… Le métier de guide exige une condition physique et une résistance parfaite. À 45 ans souvent, les guides se reconvertissent en formateur dans les organismes préparant aux métiers de la montagne.
  • Entretien d’édifices : longuement limité au domaine montagnard, le métier de guide a évolué. Il peut maintenant intervenir dans le nettoyage ou la réfection de constructions de grande hauteur (ponts, tours de bureaux…).
  • Rôle de pisteur secouriste : il lui arrive aussi de jouer ce rôle en veillant à la sécurité des pistes de ski, en sécurisant le domaine skiable et en assistant les skieurs blessés.

Qualités requises

Ce métier nécessite :

  • Excellente condition physique : le guide doit en permanence maintenir sa forme physique et son niveau technique pour pouvoir accompagner ses clients et leur garantir assistance et soutien.
  • Connaissance de la montagne et de ses dangers : la montagne constitue un environnement changeant dont le guide cherche à maîtriser les risques.
  • Sens des responsabilités, sang froid et réactivité face aux imprévus : le guide veille à la sécurité de ses clients et doit savoir se maîtriser et réagir avec sang-froid et de manière appropriée en cas d’imprévu ou de danger. Le guide peut également prendre la responsabilité de renoncer et de faire marche arrière si l’aventure s’avère trop risquée.
  • Bon relationnel et pédagogie : attentif à ses clients, le guide doit pouvoir les motiver et les rassurer à certaines étapes de leur expédition, leur expliquer les gestes et attitudes à avoir. De plus, un bon relationnel lui permet de fidéliser sa clientèle.

Études – Formations

En France, les guides de haute montagne sont formés par l’École Nationale de Ski et Alpinisme (ENSA). Seule cette école est habilitée à délivrer le diplôme donnant l’autorisation d’exercer le métier. Il s’agit d’une formation de longue haleine et qui passe par l’obtention obligatoire du diplôme intermédiaire d’aspirant-guide.

 

Cas particulier : le gendarme de haute montagne.

Il doit être titulaire :

  • du CFAPSE (Certificat de Formation et Aptitude aux Premiers Secours en Equipes)
  • d’un diplôme de moniteur de ski
  • d’un diplôme de guide de haute montagne
  • du brevet d’État aquatique pour les secours en canyon

En plus de ces 4 diplômes, il doit parfaitement maîtriser une langue étrangère.

Rémunération

La plupart des guides de haute montagne sont des indépendants, c’est-à-dire qu’ils ne travaillent pas dans des structures particulières et ne sont pas employés par une entreprise.
En moyenne, un guide de haute montagne gagne entre 250 euros et 340 euros bruts par jour (le tarif étant dépendant des aptitudes du groupe, des conditions climatiques,…)
S’il travaille dans une entreprise de travaux acrobatiques, pour un organisme de vacances ou pour une municipalité, il peut être salarié mais à des conditions très variables.

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