Les troubles de la communication écrite (dyslexie, dysorthographie, problème d’écriture…) et orale (prononciation, bégaiement, respiration…) peuvent mettre en difficulté les personnes de tous âges. L’orthophoniste les aide à dépasser ces difficultés.

Le métier

Les patients lui sont envoyés par un médecin pour évaluer le trouble diagnostiqué et rééduquer la fonction touchée (écrite, orale).

Ses missions consistent à :

  • Réaliser un bilan complet afin d’évaluer la pathologie du patient : l’analyse est faite à partir de tests, d’informations médicales et biographiques.
  • Etablir un programme de soins
  • Elaborer des exercices lors des séances pour faire progresser le patient. Ces exercices sont adaptés à l’âge et au trouble : jeux, dessins, lecture, écriture, écoute de sons, respiration….
  • Conseiller la famille du patient face aux problèmes de communication rencontrés
  • Noter dans le dossier du patient ses évaluations initiales, ses progrès au fur et à mesure des séances
  • Travailler en partenariat avec d’autres professionnels de santé ou éducatif : médecin, enseignant, éducateur…
  • Participer aux actions de sensibilisation / de prévention, voire de formation et de recherche, au sujet de différents troubles : illettrisme, maladie d’Alzheimer, etc.

Environ 80% des orthophonistes travaillent en libéral, dans leur propre cabinet. Ils peuvent cumuler exercice libéral et activité salariée dans des services hospitaliers et des centres spécialisés.

Qualités requises

Ce métier nécessite :

  • Qualités relationnelles : l’orthophoniste doit s’adapter à des patients d’âges et de pathologies variés et établir une relation de confiance. Pour cela, il doit pouvoir s’appuyer sur son sens de l’écoute et sa bienveillance.
  • Patience et pédagogie : selon les pathologies, les résultats de la rééducation peuvent tarder, l’orthophoniste doit faire preuve de pédagogie pour maintenir la motivation du patient.
  • Disponibilité : majoritairement exercé en libéral, ce métier requiert donc des disponibilités en soirée et le samedi.

Etudes – formation

La formation est accessible sur concours avec un baccalauréat. Dans les faits, le concours est très sélectif – 5 à 10% des candidats retenus – et il impose souvent une préparation d’1 voire 2 années (nombre de places par établissement restreint, limite imposée par un numerus clausus national).

  • Certificat de capacité d’orthophonie : 5 années d’études dans l’un des 18 centres de formation dépendant des facultés de médecine.

Compte tenu de la difficulté du concours, il est conseillé de suivre une préparation et s’inscrire en parallèle en licence pour rebondir en cas d’échec au concours et poursuivre ses études.

Autre possibilité : se former en Belgique, modalités d’accès moins sélectives bien que soumises à des quotas pour les non-résidents belges. Il faut obtenir l’équivalence du baccalauréat auprès du ministère de la communauté française en Belgique.
Les études d’orthophonie se nomment logopédie en Belgique.

  • Bac +3 : Bachelier en logopédie, 3 années d’études délivrées au sein d’écoles privées
  • Bac+5 : Master en logopédie/orthophonie, 2 années après un bachelier en psychologie, en sciences médicales, en sciences de l’éducation ou en logopédie.
    • Rémunération

      Le salaire brut mensuel d’un orthophoniste débutant est d’environ 2 200 € bruts par mois en libéral, et 1 600 € en salariat.

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