L’ophtalmologue, ou ophtalmologiste, est un médecin spécialiste de l’œil et de la vision. L’oculiste (autre désignation du métier) diagnostique les défauts de vision ou les anomalies du système optique. Il ou elle prescrit les corrections nécessaires ou des séances de rééducation ou encore, décide d’opérer puisqu’il/elle est aussi chirurgien·ne de l’appareil oculaire.

Ce métier s’exerce en cabinet libéral, ou au sein d’une clinique privée ou dans un service hospitalier — 30% des ophtalmologues exercent à la fois dans le privé et le public.


Sa mission principale : contrôler la vue

Dans le cadre de consultations individuelles, l’ophtalmologue détecte les pathologies du globe oculaire (par exemple conjonctivite, glaucome, dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)), les maladies des paupières (orgelet, chalazion…) et les troubles de la vision (astigmatisme, cataracte, hypermétropie, myopie, presbytie, strabisme, troubles de la vision binoculaire…).

Pour poser un diagnostic, l’oculiste dresse un bilan d’acuité visuelle, mesure le champ de vision, vérifie la tension oculaire et parfois, procède à un fond d’œil.

Selon les cas, il ou elle prescrit le port de corrections (lunettes ou lentilles de contact), des médicaments (collyres), une opération chirurgicale (cataracte, opération de la myopie au laser…). Ou encore, des examens complémentaires (radiographie de l’orbite, échographie de l’œil…).

L’ophtalmologiste intervient aussi dans le cadre de maladies entraînant des troubles visuels comme le diabète, l’hypertension ou la sclérose en plaques. Il ou elle collabore avec d’autres médecins, généralistes ou spécialistes comme les diabétologues, cardiologues, neurologues, etc.

L’ophtalmologue suit régulièrement ses patient·es, pour adapter les traitements à l’évolution des pathologies et jouer son rôle, important, en matière de prévention.


Les compétences de l’ophtalmologue

L’exercice de toute discipline médicale requiert de l’équilibre psychologique, pour appréhender au mieux les situations difficiles pouvant se présenter, et pour résister à la pression d’un métier où il faut travailler vite et bien.

Au-delà des compétences médicales indispensables pour prévenir, diagnostiquer et soigner, le métier demande des compétences comportementales et un savoir-être (soft skills) qui favorisent le soin. Une bonne communication est nécessaire, pour informer les personnes reçues en consultation, et établir avec elles une relation de confiance. Il faut être pédagogue par exemple pour expliquer à un enfant pourquoi il doit porter des lunettes. L’ophtalmologie demande en outre patience et méticulosité, pour effectuer des examens et des soins particulièrement délicats.

L’ouverture d’esprit est une autre soft skill utile dans ce métier, non seulement pour travailler avec des confrères d’autres disciplines médicales mais encore, pour renouveler ses connaissances et faire évoluer sa pratique. Le métier demande aussi de savoir organiser ses consultations, son exercice en libéral et ses interventions à l’hôpital. Et requiert des qualités de gestionnaire.


Formations et diplômes

La médecine étant une science, un bac scientifique est requis pour envisager des études de médecine. La première année est commune à tous les cursus de médecine, avec deux voies d’accès : le PASS (parcours d’accès spécifique santé) ou la LAS (licence accès santé). Le PASS, très sélectif, ne permet pas de redoubler. En cas d’échec, la LAS vous donne une dernière chance de postuler.

En tant que médecin, l’ophtalmologiste a franchi chaque cycle du cursus de médecine puis s’est spécialisé·e, soit 12 ans d’études au total.

  • Le premier cycle permet de valider le DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales).
  • Le second cycle permet de valider le DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicales).
  • L’étape du DES (diplôme d’études spécialisées) d’ophtalmologie : elle consiste en une formation de 5 ans qui permet d’acquérir les connaissances scientifiques et médicales indispensables au métier (enseignements généraux comme l’épidémiologie, la recherche clinique et l’ophtalmologie, et enseignements spécifiques comme l’anatomie, l’embryologie, la physiologie du globe oculaire). Pour préparer votre DES (diplôme d’études spécialisées), vous devez passer l’EDN (examen dématérialisé national) qui remplace les ECNI (épreuves classantes nationales informatisées) à partir d’octobre 2023.


Rémunération

L’ophtalmologie compte parmi les spécialités les mieux rémunérées, avec l’orthodontie, la radiologie et l’anesthésie. Les variations de rémunération s’expliquent par l’ancienneté, la réputation et la zone géographique.

  • En 2023, le salaire médian de la profession est de 84 à 120 K€ bruts/mois.
  • Le salaire moyen est compris entre 60 et 120 K€ bruts/an.
  • En début de carrière, la rémunération est d’environ 45,6 K€ bruts/an.
  • En fin de carrière, elle peut atteindre 129 K€ bruts/an.


Liens utiles

Le site de la Société française d’ophtalmologie (SFO).

Le site du Syndicat national des ophtalmologistes en France (SNO).

Le site de la Revue de l’ophtalmologie française.


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