Mettre en valeur ses soft skills est aujourd’hui essentiel pour être recruté ou promu, ces compétences non techniques sont en effet particulièrement recherchées par les recruteurs et les opérationnels. De quoi s’agit-il exactement et comment les développer ? Les conseils de notre service coaching.

Les soft skills sont des compétences qui reposent sur des aptitudes personnelles. Elles peuvent être innées ou acquises par l’expérience. Les recruteurs font de ces qualités personnelles un critère de sélection très important. Étudiants, jeunes diplômés, l’entretien est un moment privilégié pour faire valoir les vôtres, d’où l’importance d’un travail en amont pour les développer et ainsi, les incarner.


1. Développez vos soft skills grâce à une meilleure connaissance de leurs processus

Un étudiant à la recherche d’un stage — un jeune qui pourrait être vous — dit avoir du mal à aborder les entreprises. Cette difficulté implique à la fois un trait de personnalité et un comportement. Ce dernier est lui-même soumis à l’influence d’une émotion, en l’occurrence, la peur. Autant il est difficile de changer un trait de personnalité, autant il est possible de faire évoluer un comportement.

L’aisance relationnelle est la soft skill qui permettrait de surmonter cette difficulté, mais pour la développer, vous devez comprendre le processus qui la sous-tend. Il en va de même pour tout autre savoir comportemental attendu par une entreprise aujourd’hui.

Je vous recommande d’interroger les professionels sur la mise en application des softs skills dans leurs environnements.

Conseil du coach Objectif Emploi Orientation

Être adaptable, agile, avoir l’esprit critique ou le sens du travail en équipe, qu’est-ce que cela suppose concrètement dans un environnement donné ? Entrer en contact sur les réseaux sociaux avec des acteurs tels que les recruteurs ou les opérationnels pour les interroger sur ce point vous aide à le savoir. Les échanges avec d’autres jeunes sur les forums étudiants sont un autre moyen. Pensez aussi à vous documenter, les soft skills font l’objet de nombreuses publications. Ainsi vous augmentez votre niveau de connaissance théorique sur les attentes des entreprises en termes de comportements et de savoir-être, et sur la façon dont ceux-ci se traduisent concrètement.


2. Développez vos soft skills en vous mettant en situation

Après la théorie, la pratique. Rien de tel en effet que la mise en situation pour vous faire toucher du doigt la réalité des soft skills. Une mise en situation qui ne vous fait pas courir de risque, cela va de soi, inutile de tester vos savoirs comportementaux avec le recruteur en charge d’un poste que vous visez.

Vous êtes par exemple un ergothérapeute fraîchement diplômé… et persuadé que dans votre domaine le marché déroule un tapis rouge aux psys. Ne suivant que votre idée — une idée reçue —, vous peinez à vous positionner.

Une rapide enquête auprès d’ergothérapeutes vous aidera à développer plusieurs soft skills utiles pour surmonter cet écueil : l’aisance relationnelle, la curiosité, l’ouverture d’esprit, la capacité à aller chercher des informations… Mener l’enquête vous demande de dépasser votre émotion (l’anxiété) pour développer des compétences comportementales. Et de préparer des questions clefs sur la formation et le parcours de ces ergothérapeutes, autre attitude qui augmente votre bonus soft skills.

Un des meilleurs moyens de développer une soft skill est de la vivre dans la réalité.

Conseil du coach Objectif Emploi Orientation

C’est en vivant concrètement une soft skill que l’on expérimente son mécanisme : en téléphonant à un ancien de votre école pour vous renseigner, vous obtenez un résultat. Si le résultat est positif, la sensation d’aise estompe l’anxiété et vous donne envie de reproduire le comportement qui y a mené. S’il est négatif, il faut envisager une autre façon de faire.

Comparer l’avant et l’après permet en outre de relativiser le « risque », et de mesurer ses progrès : y avait-il un risque réel à tenter de faire autrement ? non, évidemment ; avez-vous le sentiment d’avoir gagné en assurance ? oui, la plupart du temps ; avez-vous obtenu plus d’informations utiles grâce à une écoute active ? oui encore. Prendre conscience de l’utilité de l’expérience est une satisfaction. Et chaque nouvelle étape apporte sa satisfaction supplémentaire. 


3. Prenez appui sur vos soft skills déjà présentes

Vous avez généralement conscience des soft skills qui vous font défaut, mais avez-vous conscience de celles qui sont vos points forts ? Des tests aident à les identifier. Vu leur nombre, mieux vaut s’adresser à un professionnel formé à ces outils plutôt que de rester seul face à son écran proposant une multitude de tests en ligne. Avoir davantage conscience d’une qualité — un sens naturel de l’écoute par exemple — contribue à la développer, notamment grâce à des lectures spécifiques.

Prendre appui sur un point fort aide à se valoriser, à gagner en aisance et en assurance. Ce travail fait taire une petite voix intérieure prompte à dramatiser, autrement dit, les biais cognitifs qui vous font construire des scénarios hypothétiques négatifs.


4. Répétez les expériences pour ancrer vos soft skills

Expérimenter d’autres façons de faire et de penser, c’est bien, répéter l’expérience jusqu’à ce qu’une soft skill soit ancrée, c’est mieux. Ainsi, vous construisez votre propre vécu d’une compétence humaine particulière et voyez ce qui s’applique à vous — il y a plusieurs façons de faire preuve d’aisance relationnelle ou d’agilité en effet. Dans chaque expérience, il y a un comportement à observer qui, soit vous permet d’obtenir un résultat, soit vous en empêche.


Par ailleurs si vous avez encore des interrogations à propos de votre recherche d’emploi, utilisez le service de coaching Objectif Emploi Orientation et un conseiller répondra à toutes vos questions.