Vous rêvez d’un métier qui sorte des sentiers battus, qui vous offre de l’imprévu et une bonne dose d’adrénaline ? Vous admirez les héros de cinéma qui chutent du haut d’un toit sans dommage, gagnent des combats à 5 contre 1 et courent au milieu des flammes ? Peut-être envisagerez-vous alors de devenir cascadeur, un métier hors du commun dans lequel la routine n’existe pas…

Le métier

Le cascadeur est généralement intermittent du spectacle ou en free-lance, et travaille essentiellement pour le cinéma, la télévision, les arts de la scène ou de la rue et dans les parcs de loisirs.
Avec de l’expérience, il peut ensuite évoluer vers un poste de coordinateur de cascades ou monter sa propre équipe.
Le travail se déroule en deux phases :

  • La préparation : chaque étape de la cascade doit être minutieusement analysée, le danger et les difficultés précisément évalués. Un conseiller technique va donc se charger d’estimer la faisabilité des scènes. Ensuite, c’est au cascadeur de choisir et vérifier son matériel, de se préparer physiquement et de répéter les enchaînements.
  • L’action proprement dite : il réalise ensuite ses cascades, en veillant à respecter les règles de sécurité. Ces dernières peuvent se classer en 3 types : physiques (combat à mains nues ou armé, chute, torche humaine), mécaniques (freinage, dérapage automobile, course en moto ou en voiture), équestres (duel, traînage, chute…).

Qualités requises

Ce métier nécessite :

  • Résistance physique et psychologique : les cascades nécessitent de l’entraînement et une parfaite coordination, ainsi qu’une forte résistance au stress.
  • Concentration : lors de certaines cascades, un instant de distraction peut avoir des conséquences graves.
  • Capacité d’analyse : avant de se lancer, le cascadeur doit évaluer les dangers et prévoir des solutions pour que le rendu final apparaisse le plus naturel possible.

Études – Formations

Il n’existe pas de diplôme de cascadeur reconnu par le ministère de l’Education Nationale, mais différentes formations. Par ailleurs, suivre des cours d’art dramatique peut être un plus pour travailler dans le cinéma.
Les 2 principales possibilités sont :

Attention cependant, car les débouchés sont très restreints, et les tarifs de ces écoles élevés. Par ailleurs, la Fédération des Cascadeurs Français du Cinéma n’en reconnaît actuellement aucune.

Rémunération

En tant qu’intermittent, un cascadeur est payé au cachet. Ses revenus varient donc beaucoup en fonction de la prestation, du lieu de travail, de la durée…
Globalement, le salaire s’échelonne entre 550 € et 600 € brut la journée de tournage sur un plateau de cinéma.

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